Boyd Excell s’adjuge avec facilité un nouveau titre mondial

Un podium plein de talent chez les meneurs
Crédit : FEI Photo

Lundi 24 septembre - 14h04 | Pauline Chevalier

Boyd Excell s’adjuge avec facilité un nouveau titre mondial

Le triathlon de l’attelage s’est terminé hier par la maniabilité  sous un beau soleil américain et sans surprise l’australien Boyd Excell a remporté avec facilité un nouveau titre de champion du monde. Les américains engrangent eux la médaille d’or par équipe tandis que la France termine au pied du podium.    

Boyd Excell, un extraterrestre sans limite

Boyd Excell, un extraterrestre sans limite - Boyd Excell s’adjuge avec facilité un nouveau titre mondial

Boyd Excell intouchable
Crédit : FEI PHotos

Boyd Excell n’a pas de limite, il trouve sans arrêt des nouveaux chevaux, des nouveaux teams comme l’on dit pour aller tout le temps chercher des médailles.  A Tryon, il n’a pas failli à son habitude et s’est imposé de bout en bout en remportant le dressage puis étant troisième du marathon et second de la maniabilité. Les autres concurrents n’avaient aucune chance face à lui et se sont battus pour les accessits. L’américain Chester Weber a été au coude à coude avec l’australien sans jamais pouvoir le rattraper mais sa troisième place de la maniabilité lui donne la médaille d’argent finale. Œuvrant épreuve après épreuve, le belge Edouard Simonet, petit frère du responsable technique fédéral français Quentin Simonet, réussit à monter sur la troisième marche du podium. Il empêche le hollandais Koos de Ronde de prendre le podium. Le vainqueur du marathon paye son dressage pas réussi, un peu comme le suisse Jérôme Voutaz qui se fait remarquer une fois de plus avec ses franches-montagnes.
Côté français, les membres du clan tricolore n’ont pas à rougir de leurs performances. Quelques détails au dressage, quelques secondes au marathon et des cônes de tombés en trop à la maniabilité donnent la septième place à Thibault Coudry et la huitième à Benjamin Aillaud. L’analyse du sélectionneur Felix Brasseur est pleine de promesses : " On progresse à chaque championnat. Je souhaite déjà remercier la Fédération, les propriétaires de chevaux, les sponsors qui nous supportent, l'équipe de grooms qui est fantastique et aussi les supporters qui sont supers. L'esprit d'équipe est vraiment sensationnel et c'est ce qui les porte en avant. Nos attelages sont encore très verts et ils arrivent malgré tout à se battre avec les autres, ça c'est exceptionnel. Il nous a manqué un peu de tout dans chaque test, on fera le débriefing nécessaire mais ce que les gars ont fait c'est extraordinaire, j'ai beaucoup d'espoir pour le futur. Il ne faut pas oublier que nous sommes partis de rien. Désormais, les autres pays nous regardent et commencent à nous craindre. La France compte désormais ! Quand les ennemis se méfient de nous, c'est que ça commence à aller ! Je suis certain qu'on va gagner encore une place la prochaine fois. "
 
 

L’or pour les américains par équipe

L’or pour les américains par équipe - Boyd Excell s’adjuge avec facilité un nouveau titre mondial

Thibault Coudry meilleur français des JEM 2018
Crédit : FFE PSV

Par équipe, ce sont les américains qui s’imposent chez eux. Menés par Chester Weber, l’équipe composée aussi de James Fairclough et Misdee Wrigley-Miller obtient l’or avec juste quelques points d’avance sur les hollandais de Koos de Ronde, Bram Chardon (qui remporte la Maniabilité) et Isjbrand Chardon. Grâce aux très belles performances de Edouard Simonet et Glenn Geerts (sixième), la Belgique est médaille de bronze. Elle devance de juste quatorze point le team France qui n’a vraiment pas démérité et qui montre qu’à quelques détails, elle peut parfaitement rivaliser avec les meilleurs mondiaux. Antony Hordé, Thibault Coudry et Benjamin Aillaud se sont très bien battus et ne doivent pas rougir de leur performance même si cette médaille en chocolat leur donne forcément de la déception. Le meilleur meneur français Benjamin Aillaud analyse toujours avec une vision positive leurs prestations sur le sol américain : On a laissé des points un peu au dressage, un peu au marathon et à la maniabilité. Ça se joue à rien mais le rien fait la différence, c'est comme ça qu'on n'est pas arrivé au bout. La maniabilité était très technique et il fallait prendre des risques pour être dans le temps mais les chevaux ont malgré tout été très bien. Il y a une grosse organisation grâce à la Fédération avec le staff, avec Félix, avec Quentin, avec les moyens qui sont mis, avec les propriétaires... On est parti de pas grand chose, on commence à avoir des chevaux, des propriétaires qui suivent et qui sont mordus, c'est en train de prendre. Ça ne se fait pas en 5 minutes, c'est une grosse construction mais à chaque fois ça progresse. Il faut maintenant qu'on arrive à tout cleaner afin de livrer le niveau au-dessus. Il a une vision de l’avenir parfaitement partagée avec Thibault Coudry : C'est dommage car on s'était bien entraîné avec Benjamin et Anthony depuis le début de la saison à essayer de bien s'appliquer pour la maniabilité. On n'a pas de chance, ça se joue à 10 points, il aurait fallu qu'on fasse tous les trois moins de points mais c'est le jeu. On a progressé. Aux derniers Jeux mondiaux, on était 7e par équipe. Petit à petit on progresse, les équipes devant nous restent de grandes nations de l'attelage mais on s'améliore pour venir les embêter. Le bilan est clairement très positif. On a nettement amélioré le dressage, 3e après ce test ici devant l'Allemagne et la Belgique, c'est du jamais vu. C'est très encourageant pour tous nos propriétaires. On a juste une petite rancoeur car on pouvait aller chercher ce podium mais ça se joue à rien, c'est le sport. Ça restera quand même une superbe expérience et je remercie encore la Fédération d'avoir pu nous la faire partager. Si je dois retenir quelque chose de ces JEM c'est vraiment l'esprit d'équipe car c'est un groupe de 20 personnes qui nous permet de fonctionner.
Les progrès sont là et la Fédération a eu raison de soutenir cette discipline qui va sans nul doute ramener des médailles prochainement.
 

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