Jérôme Voutaz inaugure le palmarès de l’étape lyonnaise de la Coupe du monde

Crédit : Scoopdyga/Longines

Dimanche 04 novembre - 20h21 | À Lyon, Sébastien Roullier

Jérôme Voutaz inaugure le palmarès de l’étape lyonnaise de la Coupe du monde

De plus en plus performants avec ses teams de Franches-Montagnes, qu’il élève ou achète jeunes, Jérôme Voutaz l’a encore prouvé en remportant sa deuxième étape de la Coupe du monde, ce soir à Lyon, qui a amplement réussi son entrée au calendrier de ce beau circuit.

Equita Longines, le salon du cheval de Lyon, n’a pas manqué le dernier rendez-vous du très riche programme de son édition 2018: la Coupe du monde d’attelage. Une heure tout juste après la fin de la remise des prix du Grand Prix Coupe du monde Longines de saut d’obstacles, à 17h, la piste internationale était fin prête pour accueillir la parade protocolaire des sept attelages en lice dans cette étape. Une sacrée performance quand on sait que Lyon n’avait encore jamais reçu cette compétition. Et une fois encore, le grand sport a été au rendez-vous, avec du suspense et un vrai spectacle, suivi par plusieurs milliers de spectateurs encore présents dans les tribunes.
 
Premier à entrer en lice, Benjamin Aillaud a mis en valeur le beau potentiel de son team formé par deux Lipizzans, Maestoso Leo et Favory Fantom, et deux Arabo-Frisons, Haico et Beene van de Dubelsile, le seul qui disposait d’une vraie expérience à haut niveau. Poussé par le public, le Français a tout donné, mais n’a pu empêcher une faute sur l’obstacle 4 de maniabilité puis une autre à la porte 12F de marathon. Il n’a toutefois pas grand-chose à regretter et peut espérer monter en puissance tout au long de la saison indoor, avec l’espoir de se qualifier pour la finale de Bordeaux, en février prochain. Il a finalement terminé sixième de cette étape.
 
L’exercice s’est avéré bien plus compliqué pour l’Américain Chester Weber, pénalisé à six reprises dans les labyrinthes de marathon, et finalement septième. Ce fut un peu mieux pour les expérimentés hongrois József Dobrovitz, quatrième, et néerlandais IJsbrand Chardon, cinquième, mais pas suffisamment rapide et fiable pour terminer parmi les trois meilleurs de la première manche, autorisés à se disputer la victoire au drive-off, le nom donné au second acte de ces compétitions si spectaculaires.
 
Troisième de la première manche et ouvreur de ce barrage, Jérôme Voutaz a tout donné avec ses fabuleux Franches-Montagnes, parfois pénalisés à l’extérieur par le test de dressage mais jugés uniquement ici sur leur vitesse et leur maniabilité. Comme en janvier dernier à Leipzig, le Suisse a encore des fait des merveilles, pour le plus grand plaisir de nombreux spectateurs acquis à sa cause. Son attelage a cette fois coupé la ligne d’arrivée en 163’’52. Venu pour gagner, le Néerlandais Bram Chardon, fils d’IJsbrand, a tout tenté pour le détrôner, mais son audace lui a coûté pas moins de quatre fautes, lesquelles l’ont relégué à la troisième place finale (177’’38). Un peu moins téméraire, son compatriote Koos de Ronde, pourtant plus que rompu à ces épreuves, a également lâché huit secondes de pénalité en route, synonymes de deux fautes, si bien qu’il a dû se satisfaire de la deuxième place (168’’64).

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