Quatre Français sur dix classés dans le Grand Prix du Longines Masters de Paris

Magnifique quatrième place de Thierry Rozier et Venezia d'Écaussinnes.
Crédit : Sportfot

Dimanche 02 décembre - 18h42 | À Villepinte, Sébastien Roullier

Quatre Français sur dix classés dans le Grand Prix du Longines Masters de Paris

Dix couples français ont pris part au Grand Prix du Longines Masters de Paris, cet après-midi au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Au nombre de deux au barrage et de quatre parmi les douze classés de cette épreuve, les Bleus ont été au niveau de l’événement, même si le podium leur a échappé. GRANDPRIX retrace ici leurs performances.

Dans ce Grand Prix de l’étape française des Longines Masters, les prestations de Thierry Rozier et Venezia d’Écaussinnes méritent sans conteste la mention excellent (voir vidéo ci-dessous). Peu importe une petite touchette sur l’oxer 11, le tour initial a eu tout l’air d’une formalité pour le cavalier en couverture du dernier numéro du magazine GRANDPRIX et son alezane née chez… Christophe Ameeuw, le président du concours. Au barrage, le couple n’est vraiment pas passé loin du sans-faute, échouant sur le vertical 12, avant-dernière difficulté de ce parcours réduit. Sa quatrième place vient couronner une magnifique saison où tout est allé crescendo. Rendez-vous en 2019.
 
Le tour initial d’Edward Levy et Sirius Black s’est avéré encore plus fluide et serein, tout simplement parfait. Malheureusement, cet élégant duo n’a pas rencontré autant de réussite au barrage. Après un gros saut sur le premier oxer et une touchette sans conséquence sur le vertical 4b du triple réduit en double, le Normand et son étalon ne se sont pas bien compris dans le difficile abord du mur de palanques placé en 5 par ce diable de Frank Rothenberger, ce qui a occasionné une dérobade et une pénalité de temps pour une belle sixième place finale. Quoi qu’il en soit, la France pourra aussi compter sur eux en 2019.
 
Mention très bien pour Félicie Bertrand et Sultane des Ibis, dixième de cette belle épreuve. La Normande et la jument de Geneviève Mégret, médaillées d’or des Jeux méditerranéens cet été, ont vraiment montré de très belles choses sur ce parcours délicat et technique, même si elles n’ont pu empêcher une faute sur le vertical 8a, placé à l’entrée du double, et défendu par une diabolique palanque ondulée – grande spécialité du constructeur allemand.
 
Mention très bien aussi pour Pénélope Leprevost et Vancouver de Lanlore, neuf ans, qui semble gagner en sérénité au fil des parcours à ce niveau si exigeant. La Normande et son étalon, douzièmes, se sont également fait piéger dans le double de vaguelettes, non pas sur l’entrée mais sur la sortie pour leur part. Leurs progrès laissent entrevoir de belles choses pour la saison prochaine.
 
Quatre points également sur le 8a et mention bien pour Simon Delestre et Hermès Ryan des Hayettes. Moins rapides que les deux couples précédemment cités, la paire a dû se contenter de la dix-septième place. Et en piste, celle-ci a semblé bien plus à son aise qu’à Lyon il y a un mois. Ryan est peut-être en train de retrouver son meilleur niveau.
 
Mention assez bien pour Patrice Delaveau et Urcos de Kerglenn*HDC, qui sautait ici son tout premier Grand Prix CSI 5*. Guère impressionné et tout à fait à la hauteur de l’épreuve, le couple a concédé une petite faute de postérieurs sur l’oxer 7 avant de s’incliner, lui aussi, sur le maudit 8a. Quoi qu’il en soit, c’est encourageant pour l’avenir.
 
Mention assez bien également pour Philippe Rozier et Cristallo A*LM, pénalisés de deux fautes, plutôt légères, sur les oxers 9 et 13. Il ne sera jamais aisé pour ce hongre styliste mais quelque peu limité en termes de puissance de se sortir sans encombre de tels parcours.
 
Mention passable pour Julien Épaillard et Virtuose Champeix, un jeune cheval de neuf ans qui poursuit son apprentissage du très haut niveau. Ils ne sautaient ici que leur quatrième Grand Prix CSI 5* et le tout premier en indoor. On a compté trois fautes sur le vertical 4b placé au milieu du triple entre deux oxers, l’oxer 7 et… le satané 8a. Nul doute que le meilleur est à venir pour eux.
 
L’impression est à peu près la même pour Kevin Staut et Viking d’la Rousserie, neuf également, qui disputaient leur deuxième Grand Prix de ce niveau, une semaine après leur débuts à Madrid (huit points). Pour eux, les fautes, au nombre de quatre, sont survenus sur le 4b et le 8b, mais aussi sur le mur de palanques placé en 10 et le vertical 12.
 
La seule véritable déception a été l’abandon d’Alexis Deroubaix et Timon d’Aure, le meilleur couple français de l’année 2018, vainqueur notamment des Grands Prix CSI 4* de Bourg-en-Bresse et La Corogne. Après une bonne rentrée au CSI 4* de Rouen et une excellente deuxième place ici même vendredi, le Normand et son hongre ont vécu un vrai jour «sans», avec de petits sauts en début de tour, une faute sur le 4b et une autre sur l’oxer 6, suivie d’un abandon (qui a pu apparaître pour un refus depuis la tribune opposée, mais qui n'en était pas un). Ils reviendront sûrement plus forts en 2019, à condition toutefois que le crack ne soit pas vendu d’ici là.
 
Les résultats ici

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