“J’étais un peu à court de chevaux pour les Mondiaux”, Bertram Allen

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Mercredi 05 décembre - 15h45 | Propos recueillis à Stockholm par Morgan Froment

“J’étais un peu à court de chevaux pour les Mondiaux”, Bertram Allen

Après une arrivée tonitruante dans le paysage du haut niveau en 2014, Bertram Allen a été un peu moins sur le devant de l’affiche ces derniers mois, lors desquels il a notamment fait quelques sorties remarquée comme ses deuxièmes place au Longines Global Champions Tour de Paris et dans le Grand Prix CSIO 5* de Rome. Sur la touche pour les Jeux équestres mondiaux de Tryon faute de cheval en forme pour l’échéance, le prodige irlandais compte bien inverser la tendance. Rencontré à l’occasion du CSI 4* de Stockholm la semaine passée, il nous a expliqué son plan de bataille, avec en ligne de mire les championnats d’Europe de Rotterdam l’été prochain. Entretien. 

 - “J’étais un peu à court de chevaux pour les Mondiaux”, Bertram Allen

Du haut de ses quatorze ans, Molly Malone V devrait continuer à accompagner l'Irlandais sur les plus belles pistes du monde.
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GRANDPRIX-Replay.com. : L’année 2018 touche bientôt à sa fin, quel bilan en tirez-vous ? 
Bertram Allen : Cette saison a été plutôt bonne, et mon piquet de chevaux se renforce depuis le début de l’année. Je suis optimiste pour la suite car je forme de bons chevaux, qui ne sont pas prêts tout de suite, mais qui ont de forts potentiels afin d’atteindre le plus haut niveau. D’un manière générale, cette année a été très bonne, et je suis satisfait de l’évolution de mes chevaux, avec lesquels j’espère obtenir de grands succès prochainement.
 
GPR. : Comme Scott Brash, vous avez connu des résultats incroyables il y a quelques temps, avant d’être un peu plus discret ces derniers mois. Comment l’expliquez-vous ? 
B.A. : J’ai seulement pris le temps de travailler avec de nouveaux chevaux et me concentrer vers les prochaines échéances.
 
GPR. : Vous avez récemment accueilli H&M Harley vd Bisschop dans vos écuries, comment est-il arrivé chez vous ? 
B.A. : J’étais eu peu à court de chevaux pour les Jeux équestres mondiaux cette année. Pour les championnats d’Europe et pour les Jeux olympiques l’année prochaine, nous voulions, mon équipe et moi-même, constituer le meilleur des piquets possibles et intégrer un cheval ou deux de plus. Nous avions donc investi, et nous espérons être prêts pour les prochaines échéances avec Harley.
 
GPR. : Vous avez réalisé vos débuts avec lui, qu’en pensez-vous ? 
B.A. : L’idée est qu’il soit mon cheval de tête à l’avenir. Jusqu’à présent, il était monté par Nicola Philippaerts, qui a fait un travail formidable pendant plus de quatre ans. Mes premières impressions sont très bonnes, le feeling est là et c’est un cheval incroyable qui fera de grandes choses, je l’espère.
 
GPR. : Molly Malone V a désormais quatorze ans, que pensez-vous de son évolution et quels seront les plans pour elle à l’avenir ? 
B.A. : J’ai pris la décision de la conserver pour les concours importants uniquement. J’ai eu de très bonnes performances avec elle cette année, notamment ma cinquième place lors du Grand Prix de Dublin, où la victoire m’a échappé à une barre près. Je la trouve en très bonne forme physique et mentale. Son prochain concours sera le Longines Global Champions Tour de Prague.

“Il est facile de travailler avec Rodrigo Pessoa”

“Il est facile de travailler avec Rodrigo Pessoa” - “J’étais un peu à court de chevaux pour les Mondiaux”, Bertram Allen

Ici aux côtés du sélectionneur irlandais Rodrigo Pessoa, Bertram Allen espère être des Européens l'an prochain à Rotterdam.
Crédit : Scoodpyga

GPR. : En terminant septième des Jeux équestres mondiaux de Tryon, l’Irlande n’a pas encore obtenu sa qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. Qu’avez-vous pensé de la prestation de vos compatriotes ? 
B.A. : En effet, il est vraiment dommage que l’Irlande n’ait pas obtenu sa qualification... Cependant, c’est le sport et nous ne nous arrêtons pas là-dessus et essayons de nous concentrer pour préparer au mieux l’année prochaine. Cela pourrait être pire, mais il faut encore que nous nous améliorions et que nous donnions le meilleur de nous-mêmes.
 
GPR. : Rodrigo Pessoa est chef de l’équipe d’Irlande depuis mars 2017. Quels rapports entretenez-vous avec lui ? 
B.A. : Nous entretenons une très bonne relation lui et moi. C’est un homme simple avec qui il est facile de travailler. S’il nous appelle, nous savons très rapidement ce que nous devons faire et cela a le mérite d’être très efficace. Ses talents de manager et de chef d’équipe sont très bénéfiques pour le jumping irlandais.
 
GPR. : Il a immédiatement insufflé une nouvelle dynamique au sein de l’équipe nationale avec l’or par équipes décroché aux championnat d’Europe Longines de Göteborg. Cette dynamique est-elle toujours présente ? 
B.A. : Oui, je pense en effet que l’année a été relativement bonne si l’on met de côté les Jeux équestres mondiaux de Tryon. Il s’est aussi passé beaucoup de choses, comme notamment les blessures des chevaux de Darragh Kenny et Denis Lynch (Babalou 41 et All Star 5, ndlr). Quoiqu’il en soit, j’espère que les chevaux de l’équipe irlandaise seront au rendez-vous pour les grands évènements à venir. Il faut que l’équipe se renforce et nous sommes évidemment dans cette dynamique.
 
GPR. : Quels sont vos prochains grands objectifs ? 
B.A. : Les prochains grands rendez-vous seront pour moi le Grand Prix du CHI de Genève, puis le Longines Global Champions Tour de Prague. Je compte également concourir lors d’autres concours indoors, puis évidemment prendre part au Global Champions Tour l’an prochain. 

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