Le cheval, miroir implacable et pacifique des émotions détenues

Amener le cheval aux portes ou à l’intérieur même des prisons était un pari osé, mais la présence de cet animal ô combien sensible aux émotions humaines peut bel et bien jouer un rôle de médiateur dans le lent et délicat processus de réinsertion des détenus, condamnés à des peines plus ou moins lourdes. GRANDPRIX a suivi deux programmes très différents menés par Karine Boué, instructrice convaincue des bénéfices de ces initiatives innovantes et iconoclastes, dans deux centres pénitentiaires normands, au Havre et à Val-de-Reuil. Reportage.



“Poney parloir”. Par sa légèreté, cette expression pourrait faire sourire si elle ne renvoyait pas à l’un des aspects les plus pénibles de la détention, privant tant d’enfants du contact d’un parent, généralement leur père, en dehors de rendez-vous minutés et organisés dans des lieux tristes ou sans âme. Parfois, les familles préfèrent même épargner ces rendez-vous aux plus jeunes, de peur qu’ils en conservent des souvenirs trop traumatisants. Mais alors, quel rôle le poney peut-il bien jouer dans tout cela? Dans le cadre d’un programme particulièrement innovant, l’équidé se fait médiateur d’un ...

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

Essayez pour 1€ sans engagement
  • Accédez à tous les contenus GRANDPRIX en illimité
  • Soutenez une équipe de journalistes passionnés et une rédaction indépendante
  • Consultez tous les articles du magazine GRANDPRIX où que vous soyez

Nouveau chez GRANDPRIX ? Créez votre compte GRANDPRIX

Mot de passe perdu ? Réinitialiser mon mot de passe