Les défis de la transmission du patrimoine génétique, foncier et culturel (partie 1)

Lorsque vient l’heure de la retraite, comme tant d’autres agriculteurs, les éleveurs de chevaux se trouvent confrontés à la problématique de la transmission de leur exploitation et du patrimoine génétique de leur cheptel, qui représente souvent toute une vie de labeur et de sélection. Certains élevages sont “naturellement” repris par les enfants, d’autres par une tierce personne, mais nombre d’hommes de cheval ne parviennent pas à trouver de successeur et doivent se résoudre à disséminer leur patrimoine au plus offrant, au risque de voir de belles souches françaises s’étioler, s’éteindre ou enrichir la concurrence étrangère... Première partie.



L’histoire de l’élevage du cheval de sport s’est souvent construite sur plusieurs générations de femmes et d’hommes de cheval. D’abord, une génération de précurseurs a débroussaillé le terrain, souvent avec des juments de travail réorientées vers la production d’équidés de selle avec l’arrivée de la mécanisation. Ces pionniers ont ensuite transmis leur patrimoine génétique à leurs enfants, qui ont perpétué leur œuvre en affinant la sélection pour donner de très grands champions ou étalons. Ce fut le cas, par exemple, de la famille Brohier, avec Alfred, qui lança un élevage avan...

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